ZOOM SUR LE AVPL TALK 2017

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POURQUOI CONSOMMER LOCAL ?

C’était une immense joie pour toute équipe AVPL (Association pour la valorisation des produits locaux)  d’avoir organisé la première édition du AVPL_Talk2017 le Samedi 16 Décembre 2017 au Centre Culturel Camerounais à Yaoundé.

En tenant compte du programme donné lors de notre dernier article ICI , nous avons commencé par l’atelier sur le manioc.

ATELIER PRATIQUE SUR LE MANIOC

farine de peau de manioc

Présentation, explication du processus de transformation de la farine de peau de manioc par M. Ewonje et dégustation

Nous avons reçu deux experts du manioc.

KEDE pierre ingénieur d’agriculture et vulgarisateur dans la culture du manioc, et M. EWONJE Ernerst, un chercheur et inventeur, par ailleurs promoteur de la marque ENEC, qui fait la transformation agroalimentaire de peau de manioc la farine (invention déposé à l’OAPI). il exerce depuis 3 ans à Ebolowa.

Durant cet atelier  les apprenants ont posé des multitudes de questions, nous avons gardé les plus pertinentes

  1. Quelles sont les valeurs nutritionnelles de la farine à base de peau de manioc ?

Réponse : la farine de peau de manioc est riche en fibre, en potassium, permet de diminuer le taux de sel dans l’organise, et surtout ne contient pas de gluten.

2. Pourquoi cultiver le manioc ?

Réponse : le manioc sous peu deviendra l’or du Cameroun. Vu les multiples aliment qui en découlent.

LE TALK

Le talk animé par Claude Marcelle KUISSU

Nous avons eu 4 panélistes de domaines différentes mais complémentaires avec lesquels nous avons échangé sur le made in Cameroon

Intervenants/Speakers :

  • Paul Claude Aimé KEGUENI, Chef Service des Normes de Technologie et Agroalimentaire, ANOR
  • GUY MBARGA, Editorialiste et enseignant, Commission scolaire de Montréal
  • Stéphane DJIYA, Directeur développement, FARM ADWIZ
  • Mme Julia GENEVE, Chef de projet TRANSFORM, Institut Européen de Coopération et de Développement-I.E.C.D.
  • Mme yolande BOMBA
  • Mme NLATE Danielle

Les thématiques étaient les  suivantes :

  • Qualité et normalisation des produits camerounais
  • État des lieux de la consommation des produits camerounais :
  • Production, Produit et Qualité de la planification agricole
  • Agriculture, industrialisation et produits locaux

De ces échanges nous ressortons des points que nous jugeons pertinents à savoir :

La qualité n’est pas qu’un aspect ou un goût dans la bouche c’est également le respect des délais, la quantité de produits dont on dispose. Par exemple, un producteur de maïs devrait pouvoir faire face à une demande de 2 tonnes voire plus cela fait également parti de la qualité lorsqu’on souhaite jouer dans la cour des grands.

Comme solutions lors de l’échange sur l’état des lieux des produits camerounais :

  • la mise en commun des efforts des petits producteurs à été fortement recommandé. Dans la mise en commun des efforts des producteurs d’une même produits (exemple : les transformateurs du manioc), d’autres soucis font surface : les quantités à produire deviennent énorme et au vue dans la plupart des cas de l’amateurisme des producteurs produire 3 tonnes est très différents de produire 600 kilogrammes ; comment y palier ?
  • Nous avons fait mention des accompagnements et formations qui sont subventionnés par l’état mais dont les fonds sont très souvent mal recensés.

Nous avons pris connaissance de la désignation NC suivi d’un lion qui signifie norme camerounaise qui est donné au produit made in Cameroon de certifié leur produit de bonne qualité et sans danger pour la santé,  elle s’obtient à l’ANOR (l’agence de normalisation) au bout de 2 semaines.

Le débat est devenu un tantinet houleux au moment de parler de l’industrialisation des procédés de fabrication ou de la mécanisation de certaines de nos richesses locales telles que le « Bobolo » dont la fabrication peut être manuelle mais également industrielle notamment à Bafia ou 200 femmes en produisent un conteneur. Le débat s’est achevé sur une industrialisation  de nos identités culinaires mais pas au détriment de nos procédés traditionnelle.

le « bobolo »

LES PRODUCTEURS ET LES LOCAVORES QU’ONT-ILS APPRIS ?

 

  1. Pour les producteurs
  • Donner les outils à l’industrie locale qui résiste mal à la concurrence féroce livrée par les industriels étrangers.
  • Entrer en contact avec un organisme qui traite la normalisation (ANOR) au Cameroun est l’intermédiaire dans le respect de ces standards qui établissent une force pour les produits camerounais dans un marché très compétitif.
  • Comment respecter le besoin qualité dans la composition du produit fini que dans chacune des étapes de la planification agricole de la matière première permettant d’aboutir au produit final.

        

  1. Les locavores
  • Découvrir et acheter les produits locaux
  • L’atelier sur le manioc à permis d’avoir un aperçu sur comment consommer le manioc, le conserver et comment en tirer profit de ses vertus
  • Le moment de la dégustation était le préférer de tous les convives. Entre les jus naturels, les gâteaux à base de farine de peau de manioc, la bouillie à base de farine de peau de manioc, les brochettes de soja, le lait de soja, les sirops de fruit, il y avait du choix.

Place au réseautage.

 

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